Virginia Woolf (1882-1941) Angleterre

— En lien avec notre collaboration avec l’artiste Olivia Giboz autour de la figure emblématique de Virginia Woolf.

Peut-être allez-vous sûrement me trouver présomptueuse d’avoir pensé que dès mon plus jeune âge, je me suis sentie différente de mes congénères. Je suis née dans une famille londonienne plutôt bourgeoise à tendance un peu bohème. Curieux mélange mais riche !
Je fonde le Bloomsbury group, regroupant des artistes, historiens et écrivains britanniques issus de l’Université de Cambridge entre 1899 et 1905. Ma soeur Vanessa Bell ou encore Léonard, mon futur mari sont présents à mes côtés. Mes écrits s’inscrivent dans ce que l’on appelle le roman moderne.

J’écris en « flux de conscience » (stream of consciousness en anglais). Une écriture fragmentée, faite d’impressions, d’états d’âme, de rêves de mes personnages. Sous une sensibilité exacerbée et vive, on me prête un certain sens de l’humour.

1929 : j’écris Une chambre à soi. Je prône avec vigueur l’émancipation matérielle des femmes de lettres dans le but de parfaire leur écriture. Je ne sais encore que ce roman bouleversera les codes, mais je sens que la modernité dont je suis empreinte tout entière emporte tout sur son passage, me donnant ainsi raison. Vita Sackville-West, poète voyageuse, intrépide et puissante rencontrée en 1922 m’inspire mon roman Orlando publié en 1928. Pendant plus de 5 ans, nous nous sommes écrit avec passion, attachement et fougue.

La vie est farceuse et joue avec les émotions des personnalités pour le moins sensible. En mars 1941, je décide volontairement de m’en aller doucement suivant le fil de l’eau, de la rivière Ouse. Il s’agit bien là encore d’une histoire de courant…

Retrouvez notre planche insolite La connaissance dans la peau, Femmes Femmes Femmes ainsi que notre broche culturelle Virginia.

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