Maria Casarès & Albert Camus

« Si j’avais à choisir entre le monde entier et toi, c’est toi que je préférerais à la vie et au ciel. »

Albert Camus, 8 octobre 1956

Tout commence par une rencontre parisienne chez Michel Leiris, célèbre critique d’art. La soirée du 6 juin 1944, jour du débarquement se termine par un retour en bicyclette empreint de fougue et de liberté !

Les deux enfants, l’un d’Alger est écrivain, l’autre de Galice en Espagne est comédienne. Ensemble, ce soir-là, ils transcendent les rues parisiennes de cris de joie.

Marié à Francine, enseignante à Oran en Algérie, Albert Camus ne cessera d’aimer Maria. Lui écrit, il est résistant, intellectuel et engagé, Maria lui voue un profond respect. Fille de l’homme politique Santiago Casarès Quiroga, réfugié politique, Maria arrive en France en 1936 avec sa mère. Un regard incisif, une voix vibrante, et une attitude solaire, combative en permanence. Maria défie Albert et sur un Malentendu, la pièce commence au Théâtre des Mathurins, elle l’aimera jusqu’au rideau final…

Albert Camus ne pourra rester immobile face à cette vague galicienne.

Ils s’aiment, s’admirent, évoluent ensemble dans les sphères théâtrales parisiennes. L’exil les lie, ils ont en commun cette urgence de vivre.

De 1944 à 1959 (cinq jours précisément avant la mort d’Albert Camus) s’ensuit une correspondance passionnée. Peu importe la distance, l’amour est vif et puissant.

Ils sont artistes, tout simplement.

Texte original : Cécile Harleaux

Nous vous conseillons de lire leur magnifique Correspondance aux éditions Gallimard.

Retrouvez notre broche culturelle Maria et Albert.

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